jeudi 24 janvier 2008

Insertion Professionnelle et sociale des Jeunes

Par Chafia MENTALACHETA,

1- Proposition d’action à mettre en œuvre pour favoriser l’accès à l’insertion professionnelle des jeunes.

Les jeunes de 18 à 25 ans sortis du système scolaire sans qualification professionnelle (y compris pour les jeunes titulaires d’un bac général).

L’offre de formation financée par les régions ne répond pas toujours aux besoins des entreprises ou au projet professionnel des jeunes. Parallèlement, les jeunes en échec scolaire n’intègrent pas facilement le système scolaire soit parce qu’ils sont carrément illettrés soit parce qu’ils sont renvoyés à un passé scolaire douloureux.

Pour aboutir à leur insertion sociale et professionnelle, il s’agit donc de mettre en œuvre une action innovante d’accès à la formation et à l’emploi tout en privilégiant l’accompagnement individualisé. Cette action correspond à une réelle mutualisation des moyens en direction des jeunes les plus en difficulté d’insertion professionnelle. Dans cette affaire, l’Etat doit se porter garant de la mise en œuvre de l’action sur l’ensemble du territoire national afin qu’il n’existe pas d’inégalité de traitement entre les jeunes citoyens en fonction des majorités politiques dans les collectivités territoriales.

Comment ?

Dans le cadre de la formation professionnelle, permettre à ces jeunes de réaliser une immersion en entreprise sur une période de 3 mois renouvelable une fois dans le but d’acquérir des compétences techniques sur un poste de travail mais aussi de démontrer leurs capacités et aptitudes à s’intégrer dans l’entreprise.


Organisation Le jeune est orienté par sa Mission Locale vers un organisme de formation généraliste qui se charge de travailler avec le stagiaire de la recherche d’une entreprise d’accueil. L’organisme de formation effectue des bilans intermédiaires mensuels avec le jeune et son tuteur en entreprise. La Mission Locale continue à accompagner le jeune dans son insertion sociale (santé, logement ,…).


Financement


Conseil régional qui accorde le statut de stagiaire de la formation professionnelle.

* Heures centre (bilans extérieurs compris) : 400 euros par jeune
* Indemnisation du jeune (CNASEA) : 324 euros /mois/ jeune
* Sécurité sociale (accident du travail) : à définir

Conseil général : compétence action sociale


Octroi d’une bourse autonomie qui permet au jeune de réaliser ses objectifs en matière d’insertion sociale, acquisition mutuelle, accès au logement, … dans le cadre d’un accompagnement individualisé avec la Mission Locale : 300 euros/mois/jeune


Entreprise : citoyenne

Octroi d’une bourse « stagiaire » de 150 euros/ mois (à voir si possibilité d’exonération fiscale).



Conclusion

Un jeune de 18 à 25 ans peut acquérir des compétences en situation de travail avec une indemnité minimale de 774 euros pendant 6 mois.



L’existant en 2008

2- En matière de droit à la formation, formation tout au long de la vie,…

Actuellement le code du travail ne permet pas aux demandeurs d’emploi de cumuler le statut de stagiaire de la formation professionnelle et de salarié.
Exemple :

Une personne inscrite à l’ANPE qui recherche un emploi à temps plein et qui trouve un contrat de travail de 20heures par mois ne peut pas accéder à la formation professionnelle. Nous avons ainsi des jeunes qui travaillent 4heures les dimanches matins ou 1heure par jour les soirs de semaine et qui le reste du temps ne peuvent rien faire même s’ils souhaitent se former.
Proposition de réforme de bon sens : permettre aux demandeurs d’emploi inscrits et qui travaillent moins de 20 ou 25 heures par mois d’accéder à la formation professionnelle financée par les Régions.