samedi 27 décembre 2008

Pour une formation d'excellence des enseignants

Par Christophe MAILLARD


1) Excellence

Les IUFM doivent être des lieux d’excellence : ils ont pour rôle de donner aux futurs professeurs un savoir-faire et des savoirs solides pour exercer dans les meilleures conditions possibles. Les instituts de formation des maîtres deviendront alors des écoles républicaines défendant et promouvant la république, la laïcité et la nécessité de la réussite de tous dans un cadre libéral, facteurs de progrès social et humain.

Pour répondre à ce souci, les IUFM doivent être régulièrement évalués, critiqués voire transformés si les résultats sont mauvais (retour négatif des inspections d’académie, mauvais résultats aux concours etc).

La construction de master professionnel alliant un apprentissage du métier d'enseignnat à un véritable souffle intellectuel et politique est un des derniers défis posés par le chnagement en 2010 des conditions de recrutement des enseignants. Ce défi est une chance majeure pour notre pays.



2) Organisation

Les IUFM intégrés aux universités doivent revoir leur fonctionnement : les centres locaux ne sont pas forcément tous indispensables, les articulations avec les universités sont à privilégier et des économies d’échelle sont à réaliser.

Les enseignants doivent être évalués régulièrement et les liens avec la réalité du métier d’enseignant privilégiée. Les « permanents » sont à limiter au maximum. Une déontologie publique est à diffuser auprès de ces derniers, trop souvent davantage soucieux de leurs intérêts corporatistes que de l’intérêt du pays.

Le cursus des étudiants et des stagiaires doit alterner stage et cours et les concours sont à réformer pour prendre en compte cette diversité. Un volet politique et républicain est à intégrer aux nouvelles épreuves.

La formation continue sur le temps des vacances (et/ou de travail) est aussi une piste à étudier afin de proposer aux enseignants un panel de modules pour les aider à entrer dans le métier.


3) La recherche

La recherche est un point faible des IUFM. L’intégration à l’université doit être enfin la chance pour que la formation professionnelle s’intègre dans des laboratoires solides.

Il est urgent que les IUFM contribuent à l’effort national de développement des connaissances sans se laisser enfermer dans le champ discutable de la psychopédagogie et des sciences de l’éducation (qui n’ont de sciences que le nom). Les outils et les méthodes utilisées par l’enseignant ne sont qu’un moyen et pas une fin en soi. Le nombre d’enseignants chercheurs doit être augmenté (transformation de postes de prag/prce).

Les IUFM doivent être le maillon fondamental entre le monde de l’université et les enfants : ils doivent vulgariser par discipline le savoir académique afin de faire rentrer l’innovation et la nouveauté dans chaque salle de classe de France à travers chaque enseignant, véritable nouveau hussard noir de la République.

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